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«  Objet de la DCE et enjeux du SDAGE »

 

 

« Rendre toutes les ressources en eau en bon état d’ici 2015 » : tel est l’objectif ambitieux que se sont fixés les pays de l’Union européenne à travers la Directive Cadre sur l’Eau, adoptée le 23 octobre 2000.

 

Loin de remettre en cause la politique de l'eau française, elle s'inscrit au contraire dans la continuité des principes qui gouvernent la gestion de l'eau en France : « l'eau n'est pas un bien marchand comme les autres, mais un patrimoine qu'il faut protéger, défendre et traiter comme tel ». De plus, elle prévoit un système de gestion similaire conçu à l'échelle des grands bassins versants appelés bassins hydrographiques. Enfin, elle instaure dans chaque bassin la réalisation d’un « plan de gestion » définissant les objectifs à atteindre.

Ce document existe déjà en France. Il s’agit du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Il va être révisé pour la période 2010 – 2015 et doit répondre aux nouveaux enjeux de la Directive Cadre sur l’Eau, notamment l’atteinte du « bon état » des eaux d’ici 2015.

 

Parce que chacun est concerné par l’usage de l’eau et donc les orientations prises dans ce domaine, le SDAGE aujourd’hui à l’état de projet, doit être soumis à l’avis des citoyens. Une vaste enquête publique est donc organisée du 15 avril au 15 octobre 2008 dans chaque bassin.

 

Mais qu’en est-il chez nous ? Quelles sont les problématiques de notre territoire ?

 

 

Zoom sur…l’alimentation en eau potable

 

L’une des six orientations prioritaires du SDAGE est d’assurer une eau de qualité, notamment pour l’alimentation en eau potable. L’Aveyron est équipé de plus de 300 points de prélèvements publics destinés à cette fin. Ces points de prélèvement sont répartis de façon homogène sur tout le territoire, mais ils n’alimentent pas nécessairement la commune ou le bourg sur lequel ils se trouvent car si certains secteurs de l’Aveyron sont très riches en eau, d’autres le sont moins, ou pas suffisamment pour leur population. Pour éviter que ces secteurs soient déficitaires, on procède à des transferts entre bassins versants. C’est le cas par par exemple de l’agglomération ruthénoise dont une partie de l’eau potable est prélevée sur l’Aubrac, tandis qu’une autre partie vient de sources situées dans les Monts du Lévezou.

 

 

L’origine de l’eau potable en Aveyron

32% souterraine : prélevée par puits, source captée ou par forage et désinfectée

52% superficielle : eau de rivière pompée et traitée

16% mixte : mélange entre eau de surface et eau superficielle

Zone de Texte: Pour mieux comprendre…

Le périmètre de protection  de captage
Prescrit par une déclaration d’utilité publique après étude hydraulique, il est destiné à protéger les abords immédiats d’un captage d’eau potable et son voisinage, ainsi qu’à interdire (dans le périmètre immédiat qui est clôturé) ou réglementer (dans le périmètre  rapproché) les activités qui pourraient nuire à la qualité des eaux captées.

Pour être potable, c’est-à-dire propre à la consommation et conforme à des critères physico-chimiques très surveillés, l’eau prélevée doit le plus souvent subir un traitement qui va de la simple désinfection dans les secteurs où elle est de bonne qualité, à des traitements de plus en plus complexes, servant à éliminer avant tout les particules en suspension et les bactéries. Dans certains cas, à l’aval des cours d’eau, il peut être nécessaire de pousser plus loin  le traitement en éliminant également les micro-polluants comme les produits phytosanitaires, les hydrocarbures ou les matières organiques.

 

 

 

 

Pour en savoir plus et participer au débat : www.aquacitoyen.org

Les documents mis à la consultation sont également disponibles à la délégation de Rodez  de l’Agence de l’Eau

Renseignements, contact presse : Valérie Ferlet-Boulard, CPIE du Rouergue – Antenne de Rodez

tél/fax : 05 65 42 18 17   cpie-rouergue.rodez@wanadoo.fr

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