« Objet de « Rendre toutes
les ressources en eau en bon état d’ici 2015 » : tel est
l’objectif ambitieux que se sont fixés les pays de l’Union européenne à
travers Loin de remettre en cause la
politique de l'eau française, elle s'inscrit au contraire dans la continuité
des principes qui gouvernent la gestion de l'eau en France : « l'eau n'est
pas un bien marchand comme les autres, mais un patrimoine qu'il faut protéger,
défendre et traiter comme tel ». De plus, elle prévoit un système de gestion
similaire conçu à l'échelle des grands bassins
versants appelés bassins hydrographiques. Enfin, elle instaure dans
chaque bassin la réalisation d’un « plan de gestion » définissant
les objectifs à atteindre. Ce document existe déjà en
France. Il s’agit du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux
(SDAGE). Il va être révisé pour la période 2010 – 2015 et doit répondre
aux nouveaux enjeux de Parce que chacun est concerné par l’usage de l’eau et
donc les orientations prises dans ce domaine, le SDAGE aujourd’hui à l’état
de projet, doit être soumis à l’avis des citoyens. Une vaste enquête
publique est donc organisée du 15 avril au 15 octobre 2008 dans chaque bassin. Mais qu’en est-il chez nous ? Quelles sont les problématiques
de notre territoire ? Zoom
sur…l’alimentation en eau potable L’une des six orientations
prioritaires du SDAGE est d’assurer une eau de qualité, notamment pour
l’alimentation en eau potable. L’Aveyron est équipé de plus de 300 points
de prélèvements publics destinés à cette fin. Ces points de prélèvement
sont répartis de façon homogène sur tout le territoire, mais ils
n’alimentent pas nécessairement la commune ou le bourg sur lequel ils se
trouvent car si certains secteurs de l’Aveyron sont très riches en eau,
d’autres le sont moins, ou pas suffisamment pour leur population. Pour éviter
que ces secteurs soient déficitaires, on procède à des transferts entre
bassins versants. C’est le cas par par exemple de l’agglomération ruthénoise
dont une partie de l’eau potable est prélevée sur l’Aubrac, tandis
qu’une autre partie vient de sources situées dans les Monts du Lévezou. L’origine de l’eau potable en Aveyron 32% souterraine : prélevée
par puits, source captée ou par forage et désinfectée 52% superficielle : eau de
rivière pompée et traitée 16% mixte : mélange entre
eau de surface et eau superficielle
Pour être potable, c’est-à-dire propre à la
consommation et conforme à des critères physico-chimiques très surveillés,
l’eau prélevée doit le plus souvent subir un traitement qui va de la simple
désinfection dans les secteurs où elle est de bonne qualité, à des
traitements de plus en plus complexes, servant à éliminer avant tout les
particules en suspension et les bactéries. Dans certains cas, à l’aval des
cours d’eau, il peut être nécessaire de pousser plus loin
le traitement en éliminant également les micro-polluants comme les
produits phytosanitaires, les hydrocarbures ou les matières organiques. Pour en savoir plus et participer au débat : www.aquacitoyen.org Renseignements,
contact presse : Valérie Ferlet-Boulard, CPIE du Rouergue – Antenne
de Rodez tél/fax : 05 65 42 18 17
cpie-rouergue.rodez@wanadoo.fr

Les documents mis à
la consultation sont également disponibles à la délégation de Rodez
de l’Agence de l’Eau